Triste, voila ce qu’est cette équipe girondine. Auteurs d’une première-mi-temps pathétique, les Girondins se font rattraper par Dijon à la toute fin du match et laissent filer, une nouvelle fois, deux points à domicile. Les belles déclarations dans la presse cette semaine restent, une fois de plus, lettre morte.
Une nouvelle chance de recoller au peloton de tête.
Voilà l’opportunité qu’offrait ce match. En raison des confrontations entre plusieurs équipes, actuellement devant les Girondins, nos Bordelais avaient donc l’occasion de se relancer une énième fois. Mais, pour cela, il fallait battre Dijon.
Une première mi-temps complètement... pathétique.
Francis Gillot a choisi de faire confiance aux onze titulaires, auteurs d’une prestation solide face au PSG la semaine dernière. Ainsi, l’équipe alignée par Gillot est la suivante :
Carrasso - Mariano, Henrique, Planus, Ciani, Trémoulinas - Nguemo, Plasil, Obraniak - Maurice-Belay, Diabaté
Bordeaux a du mal à domicile et Dijon le sait. Les Dijonnais mettent le pied sur le ballon et se procurent quelques occasions franches (15ème). Les Girondins jouent très bas, visiblement mal à l’aise à domicile, et ne parviennent pas à mettre Dijon en difficulté.
Les imprécisions techniques se multiplient côté girondin et il faut attendre la 20ème minute pour voir la première occasion girondine. Suite à un superbe appel de Plasil, ce dernier remet pour Maurice-Belay qui manque le cadre d’un cheveu !
Cela n’entame en rien le moral des Dijonnais qui continuent à monopoliser le ballon sans se montrer dangereux pour l’instant. Pour l’instant seulement car Bordeaux est loin d’être parfait défensivement. Gaël Kakuta fait vivre un vrai calvaire à la défense girondine et trouve quasi-systématiquement ses joueurs offensifs notamment Benjamin Corgnet. Heureusement pour Bordeaux, Dijon pêche dans la finition.
Titularisé en pointe aux côtés de Nicolas Maurice-Belay, Cheick Diabaté a montré, une nouvelle fois, son faible niveau de jeu.
Imprécis dans ses choix, faible techniquement et commettant un nombre incroyable de fautes, Diabaté est encore très loin d’être un grand joueur.
Jamais placé au bon endroit, constamment en retard dans chacune de ses interventions, Diabaté aura donc une nouvelle fois montré qu’il n’a pas le niveau. Gillot le sortira d’ailleurs à la mi-temps. Il clamait vouloir devenir un grand joueur à Bordeaux ou ailleurs, je lui réponds que ce sera ailleurs. Espérons que sa saison soit terminée et qu’on ne le reverra plus sur le terrain.
Dijon contrôle le milieu du terrain avec insolence alors que côté bordelais, Plasil manifeste beaucoup de volonté et d’abnégation. Comme à son habitude, mais il est bien le seul ce soir.
La première mi-temps s’achève sous les sifflets du public et on imagine la colère froide de Gillot dans les vestiaires girondins.
Une deuxième mi-temps plus rythmée
Gillot remplace Diabaté par Gouffran, le meilleur buteur du club et Lamine Sané entre à la place de Landry Nguemo.
Le coup de gueule à la mi-temps de Francis semble avoir remis les joueurs dans le droit chemin. Dijon est contenu dans sa moitié de terrain et Bordeaux fait tourner le ballon. Le duo Plasil/Obraniak sort peu à peu de sa torpeur et reprend le contrôle du jeu.
Gouffran, entré à la pause, se comporte en véritable attaquant et apporte la présence qui manquait aux Girondins jusqu’ici.
Trémoulinas (58ème) et Sané (60ème) chauffent les gants du portier dijonnais, Reynet, mais ce dernier garde sa cage inviolée. Sané réalise une entrée remarquée. Sa présence athlétique solidifie l’entrejeu girondin et permet au duo Plasil/Obraniak d’évoluer un cran plus-haut, gênant les relances dijonnaises.
Maurice-Belay, au terme d’une action rondement menée, obtient un pénalty suite à une faute de Meïté. Trémoulinas le transforme. Bordeaux mène 1-0 mais il n’y a pas de quoi pavoiser non plus.
Mariano et Maurice-Belay échouent à marquer le but du break. Jussiê, quelques minutes après son entrée, échoue lui aussi dans sa tentative (88ème). Dijon parviendra à trouver la faille au bout du temps additionnel grâce à un remplaçant, Guerbert.
INADMISSIBLE !
En encaissant ce but à la fin du temps additionnel, Bordeaux montre que cette équipe manque de caractère. La leçon du match face à Ajaccio n’a pas été retenue. Triste constat alors que cette équipe avait montré de si belles choses lors du mois de février.
Comment nos joueurs ont-ils pu laisser faire Dijon dans les quatre dernières minutes ? Trois coups-francs concédés par Bordeaux en quatre minutes, et cette 93ème minute, fatale, durant laquelle Guerbert pourfend la défense girondine et vient tromper Carrasso. Le comportement de notre portier, souvent exemplaire, n’est pas exempt de tout reproche ce soir. Son hésitation nous coûte cher.
Bordeaux perd deux nouveaux points ce soir à domicile. J’ai eu l’occasion, à travers les émissions de Girondins Analyse, de mettre l’accent sur l’état d’esprit et sur la concentration. Francis Gillot l’a également pointé.
Je pensais que Bordeaux avait encore les moyens de peser dans la course à l’Europe. Ce soir, Bordeaux a rendu les armes et est en vacances anticipées. L’Europe n’est plus qu’un lointain souvenir et Bordeaux n’a plus qu’à « gérer » sa fin de saison. Les belles déclarations des joueurs dans la presse ne sont pas transposées en match.
« Du gâchis » a déclaré Francis Gillot en conférence de presse ce soir après le match. On ne peut qu’être d’accord avec lui. « On n’a pas le niveau pour aller dans les cinq premiers aujourd’hui » a-t-il déclaré aussi…